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l’Esprit (ar-Rūḥ) relève de l’Ordre (Amr) de mon Seigneur

muhammad-calligraphy

Allah dit dans le Coran :

وَيَسْـَٔلُونَكَ عَنِ ٱلرُّوحِ قُلِ ٱلرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّى وَمَآ أُوتِيتُم مِّنَ ٱلْعِلْمِ إِلَّا قَلِيلًا

« Et ils t’interrogent au sujet de l’Esprit (ar-Rūḥ). Dis : l’Esprit relève de l’Ordre (Amr) de mon Seigneur, et il ne vous a été donné que peu de science. »
(Coran, 17:85)

Ce verset, d’une profondeur énigmatique, traite à la fois de la connaissance de l’Esprit et de l’incapacité de l’être humain à embrasser la totalité du savoir : « … et il ne vous a été donné que peu de science. »

Il est ici question de l’Esprit suprême (ar-Rūḥ al-Aʿẓam), qui ne correspond pas à la réalité de l’âme humaine (nafs), mais à la réalité spirituelle de l’Existence elle-même.

La réponse divine est à la fois simple et profonde : « Dis : l’Esprit relève de l’Ordre (al-Amr) de mon Seigneur. »
Autrement dit : le Rūḥ est une réalité directement affiliée au Seigneur qui est lié directement à la réalité du Prophète ﷺ, et indirectement aux créatures.

Cet Esprit suprême est celui évoqué par le Prophète ﷺ dans le ḥadīth de Jābir ibn ʿAbd Allāh. Lorsque Jābir lui demanda : « Ô Messager d’Allah, quelle est la première chose qu’Allah a créée ? » Il répondit : « La lumière de ton Prophète, ô Jābir. »
Cette lumière est ar-Rūḥ al-Aʿẓam, l’Esprit suprême, et ce Rūḥ est une réalité relevant directement de la Seigneurie divine.

Avec le temps, cette réalité a reçu plusieurs noms, parmi lesquels : al-Ḥaqīqa al-Muḥammadiyya (la Réalité muhammadienne), Martabat al-Waḥda (le Degré de l’Unité), al-Ḥijāb al-Aʿẓam (le Voile suprême), Barzakh al-Barāzaq (l’Isthme des Isthmes).

Il s’agit de la première manifestation de l’Autre qu’Allah, et de l’émergence du « Trésor caché ».

Cette réalité est un trésor de sciences, inaccessible à toute créature autre que le Prophète ﷺ. En elle se manifestent 111 flux de sciences, provenant de l’Essence divine, la Aḥadiyya (Unicité absolue).
Parmi ces sciences, 72 seulement sont accessibles à l’élite spirituelle.
Elles sont appelées Mafātīḥ al-Kunūz (les Clefs des Trésors), et leur réalité est au-dessus même de celle des pôles spirituels (aqṭāb).

Les 111 flux de sciences, provenant de l’Essence divine, la Aḥadiyya (Unicité absolue), et se manifestant dans la réalité Muhamadienne sont appelés ‘Ulūmul Muhamadiyya : les Sciences Muhamadiennes.

Parmi ces sciences, 72 seulement sont accessibles à l’élite spirituelle qui sont les Mafātīḥ al-Kunūz (Clefs des Trésors), dont la réalité est au-dessus même de celle des pôles (aqṭāb).

Dans toute l’existence, en dehors du Messager d’Allah ﷺ, seuls deux saints ont reçu cette grâce particulière, que le Prophète ﷺ leur a accordée lui-même.
Et aucun d’eux n’a réalisé les 111 sciences comme le Prophète ﷺ.

Ces 111 sciences sont le secret de la lettre Alif, qui est la première lettre du Nom Suprême, et toutes les autres sciences dérivent d’elles.

Les saints (awliyāʾ) se distinguent selon la part qu’ils en reçoivent, allant d’une science à soixante-douze. Quiconque hérite d’une seule de ces sciences hérite de la connaissance des Premiers et des Derniers, parmi les Prophètes, les saints, les anges rapprochés…

À cela s’ajoutent d’autres sciences dérivées : 1 science propre au Pôle de l’époque (al-Quṭb al-Fard al-Jāmiʿ), 4 sciences spécifiques aux autres pôles, 8 sciences propres aux Afrād, 5 sciences relatives aux influences cosmiques, 1 science portant sur les mouvements célestes et les cycles cosmiques, dans laquelle sont enfouis les secrets des Livres révélés et des connaissances qu’Allah a voulu transmettre aux créatures. Celle-ci est la première science muhammadienne. Shaykh Aḥmad al-Tijānī (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte dans Rawḍ al-Muḥibb al-Fānī que quiconque hérite de cette première science muhammadienne comprend le mouvement des sphères et des astres.
La première de ces sciences se compose de 72 parties, chacune se divisant à son tour en 72 sous-parties. La première de ces sous-parties englobe la connaissance des sphères célestes (falak), des constellations (burūj) et des mouvements des astres (kawākib).

Celui qui maîtrise cette science hérite à la fois des sciences exotériques (ẓāhir) et ésotériques (bāṭin), et peut interpréter chaque verset du Coran selon 72 sens différents.
La première de ces sciences se compose de 72 parties, chacune se divisant à son tour en 72 sous-parties. La première de ces sous-parties englobe la connaissance des sphères célestes (falak), des constellations (burūj) et des mouvements des astres (kawākib).

Celui qui maîtrise cette science hérite à la fois des sciences exotériques (ẓāhir) et ésotériques (bāṭin), et peut interpréter chaque verset du Coran selon 72 sens différents.

S’ajoutent encore :

– 4 sciences des décrets divins,
– 6 sciences des fondements de la création,
– 8 sciences propres au genre humain (ʿulūm Ādamiyya), liées au degré de la Wāḥidiyya dans le Hāhūt, qui est la réalité du verset :
« Et Il enseigna à Adam tous les Noms. »

Et tant d’autres sciences, accessibles ou inaccessibles, connues ou méconnues, dont nul ne peut imaginer la grandeur car Allah conclut :
« … et il ne vous a été donné que peu de science. »

Toutes ces sciences sont enfin résumées en 28 héritages, qu’Allah a préservés dans l’essence des 28 lettres.

À chaque lettre, Il a assigné un ange chargé d’en protéger la réalité. Et seul celui qui a bu à ces 28 sources peut prétendre à la station de
Khatm al-Wilāya al-Muḥammadiyya
(le Sceau de la Sainteté muhammadienne).

Et Allah est plus Savant.

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